Nicolas Klein Photographe

Squat 59 Saint Just

Squat-St-Just-marseille
Squat St-Just Marseille

C’est l’occasion d’un concert de soutien au collectif St-Just que j’ai eu l’occasion de tomber sur ce lieu de vie, me mettant face à une réalité que nous, français, scotomisons volontiers. J’ai souhaité être le témoin de passage dans le quotidien de cette humanité que personne ne souhaite voir car elle nous met mal à l’aise.
Malgré des conditions de vie difficiles voire insalubres (ordures, punaises de lits, cafards, hygiène…), j’ai été frappé par l’optimisme de certains autant que la par la résignation d’autres. Une sorte d’abnégation face aux ballottages dont ils sont les victimes.

Découvrir un lieu de vie pour le moins atypique à quelques enjambées de chez soi a été un choc. Faisant face au vaisseau bleu du Département 13, le « Squat St-Just » ainsi nommé par la force de l’investissement des lieux, a accueilli depuis décembre 2018 une population de migrants n’ayant d’autres solutions de refuges. Familles, mineurs isolés, adultes ayant fuit les répressions de leur pays ont pris possession d’une ancienne bâtisse abandonnée du Diocèse marseillais. Majoritairement issus du continent africain, les quelques 200 habitants organisent leur vie, soutenus et accompagnés par des bénévoles regroupés autour de l’entité du « Collectif 59 St-Just ».

Tour à tour, ils aident, accompagnent et essayent d’organiser au mieux la vie au Squat : attribution des chambres, distribution de nourriture, assistance administrative, médicale ou encore scolaire, mais aussi l’organisation régulière d’événements permettant de garder le moral, comme des concerts, projections, célébrations de fêtes… Une solidarité presque sans faille et un don de soi pour une population déracinée, déchirée et lâchée dans la jungle urbaine d’un pays inconnu.

Le Squat St-Just est rapidement devenu une « patate chaude » pour les pouvoirs publics qui se retrouvent hors la loi face à leur obligation d’accueillir dignement les mineurs sans parents. Une bataille parsemée d’embûches et de procès usant la patience des bénévoles, mais qui apportent leur lot de satisfaction comme le relogement d’une soixantaine de mineurs isolés en avril 2020. Mais aussi de déboires comme l’incendie du 8 juin 2020 qui à mis fin à l’histoire du squat.

L’histoire se poursuit malheureusement ailleurs, dans d’autres lieux occupés illégalement…

Nicolas KLEIN, Photographe

Extrait du reportage

 

 

 

 

 

PERDU

Squat St-Just Marseille
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